.
Dédicace au plus grand de tous...
D'une marche vénéneuse, j'accours au feu.
Comment peut-on se battre dans un étang
- Par des idées futiles de gouffre vertigineux -
Qui n'est qu' aqueux, assombri par un reflet glaçant ?
D'un humour presque humiliant
De son ½il dégoûtant, sa voix me fit :
Accroche donc bien ton c½ur à ton sang
Et tes orteils à tes os ; la tension ne te suffit.
Et d'un geste paralytique elle m'entraîne
Dans une chute infernale. Elle augmente
Détruit mon estime seulement d'une reine.
Mais quel est ce frisson, cette envoûtante ?
L'hypnose s'impose dans mon esprit ;
Encore une fois, elle me balance avec décadence
Dans une ultime fresque de mort : elle rit.
Mon amour, crois-tu enfin à cette chance ?
Mais déshydratée dans cette grotte
Puis-je seulement croire à simple espoir,
Quand affaiblis elle, d'une voix maladive, flotte -
La flamme est éteinte - et me livre le secret de voir.
De simple pièces roubles, francs, dollars :
Argents piteux. Une montre mon Charles.
La tienne : la magnifique horloge... Un bouton qui part
Un papier de soie lui est enveloppé si pâle.
Qu'une angoisse de date m'échappe quand,
Je vis affiché un ticket : deux mille douze.
Suis-je dans le futur d'un papier jauni qui se tend
A mes cernes bleues ? D'un autre dispatché à douze
Folles impatiences à moins trois-cents ans.
Qu'un monstre m'arrache ma douleur !
N'ai-je plus le droit de rêver à futur plus beau, plus grand,
Qu'une maudite feuille terne emplie d'aigreur...
Qu'ils aillent en contre-sens dans la ville
Aux feux rouges, partir se perdre d'une allée verte
Mais mon c½ur vacille
Qu'elle sublime découverte !